Mon trouble est si grand que je ne me reconnais plus.
Je me perds dans un dédale de pensées contradictoires et m'inflige une
longue torture en affrontant ton regard déçu chaque jour. Tes yeux d'un
bleu limpide, autrefois si rieurs, chaleureux, et grand ouverts dès que
je m'approchais de toi pour embrasser ton cou tout en passant ma main dans
tes cheveux, me toisent aujourd'hui avec une froideur renforcée par ta
méfiance et ta rancune qui me donne envie de m'effondrer chaque fois que
je me dis que je suis un putain de connard d'anéantir tes idéaux
d'optimiste en t'évitant.
Effrayé par la tendresse de tes gestes, je nous ai volontairement fait souffrir...
et me suis tordu de douleur en constatant que si ta peine me lacérait
le c½ur, la mienne me clouait au sol, faisant ressortir tout le rouge de
cette passion qui n'a pas eu le temps d'être consumée en se déversant
à flots par mes pauvres yeux cernés de rouge.